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Le Bénin sur le banc des accusés au Conseil des droits de l’homme de l’ONU

 

Lancement d’un rapport de 18 pages

 

HRWF (27.09.2022) – https://hrwf.eu – Ce mardi 27 septembre, la situation épouvantable des droits de l’homme et l’oppression politique au Bénin ont été soulevées lors de la 51ème session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève, composé de 47 Etats membres, au sein duquel le Bénin siègera jusqu’en 2024.

 

Une déclaration orale co-parrainée par deux ONG, CAP/ Liberté de Conscience (France) et Human Righrs Without Frontiers (HRWF), a exprimé leurs profondes préoccupations quant au recul continu de la démocratie et des droits de l’homme au Bénin depuis l’arrivée au pouvoir du président Patrice Talon en 2016.

 

Le même jour, HRWF a lancé son rapport sur la situation au Bénin dans lequel l’ONG basée à Bruxelles se concentre sur plusieurs sujets particulièrement préoccupants, en particulier la mainmise du président Talon sur toutes les institutions étatiques au profit de son parti.

 

D’autres sujets sont également étudiés par le rapport, tels que

 

– Les arrestations massives de manifestants pacifiques, d’opposants politiques et de chefs de partis en 2021

– La perte d’indépendance du pouvoir judiciaire

– La création d’une cour spéciale pour la poursuite de crimes économiques et de terrorisme (CRIET) instrumentalisée par le Président Talon pour poursuivre ses rivaux politiques sur base d’accusations fabriquées de toutes pièces

– La condamnation de deux candidats à l’élection présidentielle de 2021, Reckya Madougou et Joël Aivo, respectivement à 20 et 10 ans de prison

– Les conditions générales de détention au Bénin, également dénoncées dans le rapport annuel  du Département d’État américain sur les pratiques en matière de droits de l’homme au Bénin en 2021

– L’abus de la détention provisoire et le recours à la torture, déjà dénoncés en 2019 par le Comité des Nations unies contre la torture.

– L’absence de liberté des médias, des journalistes et des blogueurs.

– Les atteintes à la liberté de réunion et les violences policières.

 

Dans leur déclaration orale, les deux ONG ont rappelé qu’en mai 2021, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples a adopté une résolution dans laquelle elle s’est déclarée profondément préoccupée par les restrictions de l’espace civique et la répression des manifestations par l’armée entraînant des pertes de vies, des abus et des violations.

 

Enfin, le rapport de HRWF mentionne également un appel du New York Center for Foreign Policy Affairs aux Etats-Unis, à la fin d’une étude de 73 pages, pour recommander la nomination du Président Talon et de ses associés pour des sanctions dans le cadre du “Global Magnitsky Act.”

 

Dans le même ordre d’idées, HRWF recommande également la nomination du Président Talon et de ses associés pour des sanctions dans le cadre du régime mondial de sanctions des droits de l’homme de l’Union européenne.

 

Pour plus d’informations, visitez le site Internet de HRWF ou écrivez à international.secretariat.brussels@hrwf.org.

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