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By Willy Fautré, Human Rights Without Frontiers, w.fautre@hrwf.org

EN

The European Times (21.10.2020) – https://bit.ly/2TbjBPV – The proposed ‘law on separatisms’ announced by the President of the Republic and the Minister of the Interior should not target Islam as a religion, but should instead tackle political Islam, in particular Salafism, and its organisations such as the Muslim Brotherhood and its satellite associations.

 

Consequently, the fight against radical Islamism should only be waged where it is active and solely against individuals who preach or publicly support it, including on social media.

 

The proposed law plans to implement Chapter V (articles 25-36) of the 9 December 1905 Law On the Separation Between Churches and State titled   Police des cultes and intended “to protect places of worship from the spreading of ideas and statements as well as from acts hostile to the laws of the Republic.” However, it’s not ‘mosques’ that disseminate extremist ideas, but rather the individuals in leadership roles who instrumentalize religious teachings for political purposes. Certain imams and preachers, who have been identified by the authorities for a very long time, behave as political militants instead of providing faith-building to their communities. The proposed law must combat them, not the religious community they belong to. The announced news of the involvement of the police des cultes sets the fight against Islamism at the religious level when it should be carried out at the political one instead. Other religious or spiritual communities and other categories of believers have nothing to do with this political militant activism. The problem to be solved is political, not religious.

 

The proposed law also includes obligatory school education being introduced earlier, at the age of three, to facilitate children’s socialisation and integration into French society. Although it is laudable, prohibiting home education as a strategy against Islamism does not make sense. Up until now, there has not been a case where a child who was educated at home then became an Islamist or a terrorist. In these difficult times, it is senseless to upset families of believers across all faiths, including Catholics, by measures intended to fulfil objectives that are political and not religious. In fact, many Muslim families in France have suffered from the experience of one of their children running away from home to fight in Syria. Those parents are not responsible for the decision of their minor or young adult children as they never taught them this political Islamism, but they are the victims of it.

 

The French government’s plan is to present the proposed law to the Council of Ministers on the symbolic date of 9 December, perhaps even earlier, and then to update it in the meantime. The reason is that the timing of this legislative process coincides with the recent horrific beheading of a teacher who gave a lesson about civic education, specifically on freedom of expression, that included respectful debate about caricatures of the Prophet Mohammed.

 

An update of this proposed law should include revisions that centre around the main focus of its objective: the fight against a terrorist political ideology that is segregationist and discriminatory, and that fractures and fragments society with the intent of inciting violent community-based confrontations.

 

 

 

 

FR

HRWF (21.10.2020) – Le projet de loi sur les séparatismes annoncée par le président de la République et le ministre de l’Intérieur ne devrait pas s’en prendre à la religion musulmane mais devrait s’attaquer à l’Islam politique, en particulier le salafisme, et à ses organisations, telles les Frères Musulmans et leurs associations satellites.

 

En conséquence, la lutte contre l’islamisme ne devrait se dérouler que là où il s’exerce, contre les personnes qui le prêchent ou qui le soutiennent publiquement, y compris sur les réseaux sociaux.

 

Le projet de loi prévoit d’appliquer le Titre V (articles 25-36) de la Loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat intitulé Police des cultes « pour préserver les lieux de culte d’agissement et de diffusion d’idées et de propos hostiles aux lois de la République ». Or, ce ne sont pas ‘les mosquées’ qui véhiculent des idées extrémistes mais ce sont les hommes qui les dirigent et manipulent l’enseignement religieux à des fins politiques. Ce sont certains imams et prédicateurs bien identifiés depuis très longtemps qui, au lieu de faire de l’édification religieuse, se conduisent en militants politiques. Ce sont eux que le projet de loi doit combattre. Le recours annoncé à la police des cultes place le combat sur le champ religieux alors qu’il doit s’exercer sur le plan politique. Les autres communautés religieuses ou spirituelles et autres catégories de croyants n’ont rien à voir avec ce militantisme politique. Le problème à résoudre est politique et pas religieux.

 

Le projet de loi prévoit également que l’éducation scolaire obligatoire soit avancée à l’âge de trois ans pour faciliter la socialisation et l’intégration dans la société française. Bien que cela soit louable, interdire l’éducation à domicile n’a aucun sens. Jusqu’à présent, il n’est pas apparu qu’un enfant éduqué à domicile soit devenu un islamiste ou un terroriste. Dans ces temps difficiles, il est inutile d’irriter inutilement des familles croyantes de toutes confessions, y compris catholiques, par des moyens inefficaces pour atteindre des objectifs qui sont politiques et non religieux. Bien des familles musulmanes ont été frappées en France par la désertion d’un de leurs enfants vers la Syrie. Ces parents ne sont pas responsables de la décision de leur enfant, mineur ou adulte, qu’ils n’ont jamais éduqué dans cet islamisme politique mais elles en sont les victimes.

 

Le gouvernement a prévu de présenter le projet de loi en conseil des ministres à la date symbolique du 9 décembre, voire même plus tôt et à la suite d’une remise à jour, suite à la décapitation sur la voie publique d’un professeur ayant fait une leçon d’éducation civique sur la liberté d’expression comprenant un débat respectueux à partir des caricatures de Mahomet.

 

Dans le cadre d’une mise à jour de ce projet de loi, il serait bon de revoir son intitulé et de resserrer son titre sur l’essentiel de son objectif : la lutte contre une idéologie politique mortifère, ségrégationniste, discriminatoire, fracturant et fragmentant la société pour déboucher sur des confrontations communautaristes violentes.

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